L’âge de la vérité: à la défense de Denys Arcand

Des exemples? Il y a quelques mois, le Conseil du statut de la femme formulait la recommandation que la Charte dite des « droits et libertés » soit amendée pour faire primer « l’égalité entre les hommes et les femmes » sur la liberté de religion, annonçant ainsi une formidable régression en matière de libertés civiles. Deux semaines plus tard, le premier ministre s’engageait à déposer un projet de loi en ce sens. Le 19 novembre dernier, tous les partis de l’Assemblée nationale (y compris l’ADQ), accompagnés d’idéologues radicaux de la Coalition gaie et lesbienne, se disaient en faveur d’une « politique contre l’homophobie ». Ce qui veut dire qu’il ne sera bientôt plus permis par la loi d’émettre une critique dans la sphère publique (et, de plus en plus, dans la sphère privée) sur les desseins pervers de l’homosexualité militante, notamment à travers des festivals obscènes comme Divers/Cité, pourtant financés avec l’argent des contribuables. Cette année, le « Ministère de la Culture » devenait aussi celui de « la Condition féminine », institutionnalisant dans l’indifférence générale un amalgame complètement cinglé entre « culture » et « idéologie ». Ah! j’oubliais : il y aussi le tabagisme. Et l’automobile. Et la malbouffe dans les écoles, proscrite par notre bonne fée Michèle Courchesne. Le premier ministre a même promis, en septembre dernier, de modifier les règlements sur le zonage pour aider notre bonne fée à appliquer son programme de rééducation intégrale. Tout cela alors qu’on annonce des investissements publics sans précédent pour des « installations festives permanentes » au centre-ville, capables d’abrutir sans distinction de race ni de sexe les prochaines générations de Québécois. C’est ça le Québec de 2007. Le Québec réel. Un État monstrueux régnant sur un micro-pays sans défense et sans culture.

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