La destruction des Allemands ethniques et des prisonniers de guerre allemands en Yougoslavie: 1945-53
March 10, 2008 on 8:13 pm | Friedrich Braun | Crime, Germany, History , Law , Military Matters , Polackia, Tomislav Sunic | | Email This Post | Print this PostToday I received in an email Dr. Sunic’s paper on the mass murder and ethnic-cleasing of Germans AFTER the Second World War.

A German priest gives his respects to the innocent fallen of Bromberg. Germans were victims of inhuman savagery before and after the outbreak of the war; and they were the only real victims of the Second World War that was foisted on them by the West in cahoots with Bolshevik Russia and international Jewry.
Ecrits de Paris
(Publié au mois de Mars 2008)
La destruction des Allemands ethniques et des prisonniers de guerre allemands en Yougoslavie: 1945-53
[The same article is available in English here.]
Tomislav Sunic
Les pertes militaires et civiles allemandes pendant et surtout après la Seconde Guerre mondiale sont encore enveloppées dans un voile de silence, du moins dans les mass médias, même si une large littérature spécialisée existe sur le sujet. Ce silence, dû en grande partie à la négligence académique, a des raisons profondes et mérite une enquête plus attentive. Pourquoi, par exemple, les pertes civiles allemandes, et tout particulièrement celles, gigantesques, qui sont survenues après-guerre chez les Allemands ethniques, sont-elles abordées aussi sommairement dans les manuels scolaires d’histoire ? Les mass médias – télévisions, journaux, films et magazines – se penchent rarement, ou pas du tout, sur le sort des millions de civils allemands d’Europe centrale et orientale pendant et après la Seconde Guerre mondiale.
Le traitement infligé aux Allemands ethniques civils – ou Volksdeutsche – en Yougoslavie après 1945 peut être considéré comme un cas classique de « nettoyage ethnique » à grande échelle. Un examen attentif de ces tueries de masse présente des problèmes historiques et légaux, surtout quand on examine la loi internationale moderne, notamment celle qui « fonde » le Tribunal des Crimes de Guerre de la Haye qui s’occupe des crimes de guerre survenus dans les Balkans en 1991-1995. Or le triste sort des Allemands ethniques de Yougoslavie pendant et après la Seconde Guerre mondiale ne devrait pourtant pas être occulté. Au contraire, une bonne compréhension du sort des Allemands ethniques de Yougoslavie doit encourager au scepticisme concernant l’application de la loi internationale d’aujourd’hui. Pourquoi les souffrances de certaines nations ou de certains groupes ethniques sont-elles ignorées, alors que celles d’autres nations et groupes reçoivent l’attention sympathique des médias et des politiciens occidentaux ?
Au début de la Seconde Guerre mondiale, en 1939, plus d’un million et demi d’Allemands ethniques vivaient dans l’Europe du Sud-Est, c’est-à-dire en Yougoslavie, en Hongrie, et en Roumanie. En raison de leur résidence au long du fleuve Danube, ces gens étaient connus sous le nom populaire de « Souabes du Danube » ou Donauschwaben. La plupart étaient les descendants des colons qui vinrent dans cette région fertile aux XVIIe et XVIIIe siècles, à la suite de la libération de la Hongrie du joug turc. Pendant des siècles, le Saint Empire Romain et ensuite l’Empire des Habsbourg luttèrent contre la domination turque dans les Balkans, et résistèrent à l’« islamisation » de l’Europe. Dans cette lutte, les Allemands du Danube étaient vus comme le rempart de la civilisation occidentale et étaient tenus en haute estime par l’empire autrichien (et plus tard, austro-hongrois) à cause de leur productivité agricole comme de leurs prouesses militaires. Le Saint Empire Romain et l’Empire des Habsbourg étaient des entités multiculturelles et multinationales au vrai sens du terme, dans lesquelles des groupes ethniques divers vécurent pendant des siècles dans une harmonie relative.
Après la fin de la Première Guerre mondiale, en 1918, qui provoqua l’effondrement de l’empire austro-hongrois des Habsbourg, et après le traité de Versailles de 1919, le statut juridique des Donauschwaben allemands devint incertain. Quand le régime national-socialiste fut établi en Allemagne en 1933, les Donauschwaben comptaient parmi les plus de douze millions d’Allemands ethniques qui vivaient en Europe centrale et orientale et en dehors des frontières du Reich allemand. Beaucoup de ces gens furent inclus dans le Reich suite à l’incorporation de l’Autriche et de la région des Sudètes en 1938, de la Tchécoslovaquie en 1939, et de portions de la Pologne à la fin de 1939. La « question allemande », c’est-à-dire la lutte pour l’autodétermination des Allemands ethniques en-dehors des frontières du Reich allemand, fut un facteur important dans l’éclatement de la Seconde Guerre mondiale. Même après 1939, plus de trois millions d’Allemands ethniques restèrent en-dehors des frontières du Reich élargi, notamment en Roumanie, en Yougoslavie, en Hongrie et en Union Soviétique.
Le premier Etat yougoslave de 1919-1941 avait une population de quelque 14 millions de gens de diverses cultures et religions. A la veille de la Seconde Guerre mondiale, la Yougoslavie incluait près de six millions de Serbes, environ trois millions de Croates, plus d’un million de Slovènes, quelque deux millions de Bosniaques musulmans, un million d’Albanais ethniques au Kosovo, à peu près un demi million d’Allemands ethniques, et un autre demi million de Hongrois ethniques. Après l’effondrement de la Yougoslavie en avril 1941, suivi par une rapide avance militaire allemande, environ 200.000 Allemands ethniques devinrent automatiquement citoyens de l’Etat Indépendant de Croatie nouvellement établi, un pays dont les autorités militaires et civiles restèrent alliées au Troisième Reich jusqu’à la dernière semaine de la guerre en Europe. La plupart des Allemands ethniques restants – environ 300.000 dans la région de Voïvodine – passèrent sous la juridiction de la Hongrie, qui incorpora cette région pendant la guerre (après 1945, cette région fut rattachée à la partie serbe de la Yougoslavie).
Le sort des Allemands ethniques devint sinistre pendant les derniers mois de la Seconde Guerre mondiale, surtout après la fondation de la seconde Yougoslavie, un Etat communiste multiethnique dirigé par le maréchal Josip Broz Tito. Vers la fin d’octobre 1944, les forces de guérilla de Tito, aidées par l’avance soviétique et généreusement assistées par les fournitures aériennes des Alliés occidentaux, prirent le contrôle de Belgrade, la capitale serbe qui servit plus tard de capitale à la nouvelle Yougoslavie. L’un des premiers actes juridiques du nouveau régime communiste fut le décret du 21 novembre 1944, sur « La décision concernant le transfert des biens de l’ennemi dans la propriété de l’Etat ». Il déclarait « ennemis du peuple » les citoyens d’origine allemande, et les privait de droits civiques. Le décret ordonnait aussi la confiscation par le gouvernement de tous les biens, sans compensation, des Allemands ethniques de Yougoslavie. Une loi additionnelle, promulguée à Belgrade le 6 février 1945, retira la citoyenneté yougoslave aux Allemands ethniques du pays.
A la fin de 1944 – alors que les forces communistes avaient déjà pris le contrôle de l’est des Balkans, c’est-à-dire de la Bulgarie, de la Serbie et de la Macédoine – l’Etat de Croatie, allié aux Allemands, tenait encore bon. Cependant, au début du mois d’avril 1945, les troupes allemandes, en même temps que les troupes et les civils croates, commencèrent à faire retraite vers le sud de l’Autriche, notamment vers la Carinthie. Pendant les deux derniers mois de la guerre, la majorité des civils allemands ethniques de Yougoslavie rejoignirent aussi ce grand trek. La crainte des réfugiés devant la torture et la mort était tout à fait fondée, étant donné l’horrible traitement infligé par les forces soviétiques aux Allemands civils en Prusse orientale et dans d’autres parties de l’Europe de l’Est. A la fin de la guerre, en mai 1945, les autorités allemandes avaient évacué environ 220.000 Allemands ethniques de Yougoslavie vers l’Allemagne et l’Autriche. Pourtant, beaucoup restèrent dans leur patrie ancestrale ravagée par la guerre.
Après la fin des combats en Europe, le 8 mai 1945, plus de 200.000 Allemands ethniques qui étaient restés en arrière en Yougoslavie devinrent effectivement les captifs du nouveau régime communiste. Quelque 63.635 civils allemands ethniques yougoslaves (femmes, hommes et enfants) périrent sous le règne communiste entre 1945 et 1950 – c’est-à-dire environ 18% de la population civile allemande. La plupart moururent d’épuisement par le travail forcé et le « nettoyage ethnique », ou de maladie et de malnutrition. Le « miracle économique » tellement vanté par la Yougoslavie titiste et plus tard par les “soixante-huitards” occidentaux, il faut le noter, fut le résultat direct du labeur de milliers de travailleurs forcés allemands qui, à la fin des années 1940, aidèrent à reconstruire le pays.
Les biens des Allemands ethniques de Yougoslavie, confisqués après la Seconde Guerre mondiale, représentaient 97.490 petits commerces, usines, magasins, fermes et affaires diverses. Les biens immobiliers et terres cultivées confisqués s’élevaient à 637.939 hectares et devinrent propriété de l’Etat yougoslave. D’après un calcul de 1982, la valeur des biens confisqués aux Allemands ethniques de Yougoslavie atteignait 15 milliards de marks, ou environ sept milliards de dollars US. En prenant en compte l’inflation, cela correspondrait aujourd’hui à 18 milliards de dollars américains. De 1948 à 1985, plus de 87.000 Allemands ethniques qui résidaient encore en Yougoslavie se sont installés en Allemagne et sont devenus automatiquement citoyens allemands.
Tout cela constitua la « solution finale de la question allemande » en Yougoslavie titiste.
D’un million et demi d’Allemands ethniques qui vivaient dans le bassin du Danube en 1939-1941, quelque 93.000 servirent durant la Seconde guerre mondiale dans les forces armées de la Hongrie, de la Croatie et de la Roumanie – des pays de l’Axe, alliés à l’Allemagne – ou dans les forces armées allemandes régulières. Les Allemands ethniques de Hongrie, de Croatie et de Roumanie qui servirent dans les formations militaires de ces pays demeurèrent citoyens de ces Etats respectifs.
De plus, de nombreux Allemands ethniques de la région danubienne servirent dans la division Waffen-SS « Prinz Eugen », qui regroupa quelque 10.000 hommes pendant son existence durant la guerre (cette formation fut nommée en l’honneur du prince Eugène de Savoie, qui avait remporté de grandes victoires contre les forces turques à la fin du XVIIe siècle et au début du XVIIIe dans les Balkans). S’engager dans la division « Prinz Eugen » conférait automatiquement la citoyenneté allemande à la recrue.
Des 26.000 Allemands ethniques danubiens qui perdirent la vie en servant dans diverses formations militaires, la moitié périt après la fin de la guerre dans des camps yougoslaves. Les pertes de la division « Prinz Eugen » furent particulièrement élevées, le gros de la division s’étant rendu après le 8 mai 1945. Quelque 1.700 de ces prisonniers furent tués dans le village de Brezice près de la frontière croato-slovène, et la moitié restante périt au travail forcé dans les mines de zinc de la Yougoslavie, près de la ville de Bor, en Serbie.
En dehors du « nettoyage ethnique » des civils et soldats allemands du Danube, quelque 70.000 Allemands qui avaient servi dans les forces régulières de la Wehrmacht périrent en captivité en Yougoslavie. La plupart d’entre eux moururent lors de représailles, ou comme travailleurs forcés dans les mines, en construisant des routes, dans des chantiers navals, etc. C’étaient principalement des soldats du « Groupe d’Armée E » qui s’étaient rendus aux autorités militaires britanniques dans le sud de l’Autriche au moment de l’armistice du 8 mai 1945. Les autorités britanniques livrèrent environ 150.000 de ces prisonniers de guerre allemands aux partisans yougoslaves communistes sous prétexte d’un rapatriement ultérieur en Allemagne.
La plupart de ces anciens soldats réguliers de la Wehrmacht périrent dans la Yougoslavie d’après-guerre en trois phases. Pendant la première phase, plus de 7.000 soldats allemands capturés moururent dans les « marches d’expiation » (Suhnemärsche) organisées par les communistes, faisant 1.300 kilomètres depuis la frontière sud de l’Autriche jusqu’à la frontière nord de la Grèce. Pendant la seconde phase, à la fin de l’été 1945, de nombreux soldats allemands en captivité furent sommairement exécutés ou jetés vivants dans de grandes carrières de karst le long de la côte de Dalmatie, en Croatie. Dans la troisième phase, de 1945 à 1955, 50.000 autres périrent comme travailleurs forcés, de malnutrition et d’épuisement. Le nombre total des pertes allemandes en captivité yougoslave après la fin de la guerre – incluant les civils et soldats « allemands du Danube » ethniques, ainsi que les Allemands « du Reich » (Reichsdeutsche) – peut donc être estimé à 120.000 assassinés, affamés, tués au travail, ou disparus.
Quelle est l’importance de ces chiffres ? Quelles leçons peut-on tirer de ces pertes allemandes d’après-guerre ? Il est important de souligner que le triste sort des civils allemands des Balkans n’est qu’une petite partie de la topographie de la mort communiste. Au total, entre 7 et 10 millions d’Allemands – personnel militaire ou civils – moururent pendant et après la Seconde Guerre mondiale en Europe et en Union Soviétique. La moitié d’entre eux périt dans les derniers mois de la guerre, ou après la reddition sans conditions de l’Allemagne le 8 mai 1945. Les pertes allemandes, à la fois civiles et militaires, furent sensiblement plus élevées pendant la « paix » que pendant la « guerre ».
Pendant les mois qui précédèrent et suivirent la fin de la Seconde Guerre mondiale, les Allemands ethniques furent tués, torturés et dépossédés dans toute l’Europe orientale et centrale, notamment en Silésie, en Prusse orientale, en Poméranie et dans les Sudètes. En tout 12 à 15 millions d’Allemands s’enfuirent ou furent chassés de leurs foyers pendant ce qui reste peut-être le plus grand « nettoyage ethnique » de l’histoire. Sur ce nombre, plus de deux millions de civils allemands furent tués ou perdirent la vie.
Les génocides communistes dans la Yougoslavie d’après-guerre sont rarement abordés par les médias des pays qui émergèrent des ruines de la Yougoslavie communiste en 1991, même si, chose remarquable, il y a aujourd’hui dans ces nouveaux pays une plus grande liberté d’expression et de recherche historique que dans les pays d’Europe occidentale. Les élites post-communistes de Croatie, de Serbie et de Bosnie, largement composées d’anciens communistes, semblent partager un intérêt commun à refouler leur passé criminel concernant le traitement des civils allemands.
L’éclatement de la Yougoslavie en 1990-91, les événements qui y conduisirent, ainsi que la guerre et les atrocités qui suivirent, ne peuvent être compris que dans le cadre de grandes tueries menées par les communises yougoslaves de 1945 à 1950. Comme nous l’avons déjà noté, le “nettoyage ethnique” n’a rien de nouveau. Même si l’on considère l’ancien dirigeant serbe Slobodan Milosevic et les prévenus croates actuellement jugés par le Tribunal International des Crimes de Guerre de La Haye comme de vils criminels, leurs crimes, soit réels, soit présupposés, demeurent minuscules par rapport à ceux du fondateur de la Yougoslavie communiste, Josip Broz Tito. Tito mena le « nettoyage ethnique » et les tueries de masse sur une bien plus grande échelle, contre les Croates, les Allemands et les Serbes, souvent avec l’aval des gouvernements britannique et américain. Son règne en Yougoslavie (1945-1980), qui coïncida avec l’ère de la « Guerre froide », fut généralement soutenu par les puissances occidentales, qui considéraient son régime comme un facteur de stabilité dans cette région de l’Europe.
Par ailleurs, la tragédie des Allemands des Balkans fournit aussi des leçons sur le sort des Etats multiethniques et multiculturels. Deux fois durant le XXe siècle, la Yougoslavie multiculturelle éclata dans un carnage inutile tout en déclanchant une spirale de haines entre ses groupes ethniques constituants. On peut conclure, par conséquent, que pour des nations et des cultures différentes, sans parler de races différentes, il vaut mieux vivre à part, séparés par des murs, plutôt que de vivre dans une fausse convivialité qui cache des animosités et laisse des ressentiments durables.
Peu de gens pouvaient prévoir les sauvages tueries interethniques qui balayèrent les Balkans après l’effondrement de la Yougoslavie en 1991, et ceci entre des peuples d’origine anthropologique relativement similaire. On ne peut que s’interroger avec inquiétude sur l’avenir des Etats-Unis et de la France où des tensions communautaires entre les populations autochtones et des masses d’allogènes du Tiers Monde laissent présager un désastre avec des conséquences beaucoup plus sanglantes.
La Yougoslavie multiculturelle, fut avant tout la création des dirigeants français, britanniques et américains qui signèrent le Traité de Versailles en 1919, et des dirigeants britanniques, soviétiques et américains qui se rencontrèrent à Yalta et à Postdam en 1945. Les figures politiques qui créèrent la Yougoslavie ex nihilo comprenaient très mal la perception que les différents peuples locaux avaient d’eux -mêmes et des autres peuples de leur voisinage.
Bien que les morts, les souffrances et les dépossessions subies par les Allemands ethniques des Balkans pendant et après la Seconde Guerre mondiale soient bien connues des autorités allemandes et des historiens indépendants, elles continuent à être ignorées par les grands médias des Etats-Unis et de l’Europe. Pourquoi ? On peut penser que si ces pertes allemandes étaient plus largement discutées et mieux connues, elles stimuleraient probablement une vision alternative de la Seconde Guerre mondiale, et en fait de toute l’histoire du XXe siècle. Une meilleure connaissance des pertes civiles allemandes pendant et après la Seconde Guerre mondiale pourrait bien encourager une discussion sur la dynamique des sociétés multiculturelles d’aujourd’hui. Or, cette démarche, à son tour risquerait d’ affecter significativement les idées et les mythes dominants qui façonnent l’Europe depuis 1945. Un débat ouvert sur les causes et les conséquences de la Seconde Guerre mondiale ternirait aussi la réputation de nombreux spécialistes et faiseurs d’opinion aux Etats-Unis et en Europe. Il est probable qu’une meilleure connaissance des crimes commis par les Alliés pendant et après la Seconde Guerre mondiale, au nom de “la démocratie”, pourrait changer les mythes fondateurs de nombreux États contemporains.
Tomislav Sunic
(écrivain)
tomislav.sunic@zg.htnet.hr
T. Sunic est auteur de Homo americanus; Child of the Postmodern Age (2007).
……………………………………………………….
Notes:
1. Mads Ole Balling, Von Reval bis Bukarest (Copenhagen: Hermann-Niermann-Stiftung, 1991), vol. I and vol. II.
2. L. Barwich, F. Binder, M. Eisele, F. Hoffmann, F. Kühbauch, E. Lung, V. Oberkersch, J. Pertschi, H. Rakusch, M. Reinsprecht, I. Senz, H. Sonnleitner, G. Tscherny, R. Vetter, G. Wildmann, Weissbuch der Deutschen aus Jugoslawien: Erlebnisberichte 1944-48 (Munich: Universitäts Verlag, Donauschwäbische Kulturstif-tung, 1992, 1993), vol. I, vol. II.
3. Sur les forces armées de la Croatie pendant la Seconde guerre mondiale, et leur destruction après 1945 par les communistes yougoslaves, voir Christophe Dolbeau, Les Forces armées croates, 1941-1945 (Lyon [BP 5005, 69245 Lyon cedex 05, France]: 2002).
Sur l’attitude souvent critique des officiels militaires et diplomatiques allemands envers le régime allié oustachi de l’Etat Indépendant de Croatie (« NDH »), voir Klaus Schmider, Partisanenkrieg in Jugoslawien 1941-1944 (Hamburg: Verlag E.S. Mittler & Sohn, 2002). Ce livre inclut une impressionnante bibliographie, et cite des documents allemands jusqu’ici non-publiés. Malheureusement, l’auteur ne fournit pas de données précises concernant le nombre de soldats allemands (incluant des civils et des soldats croates) qui se rendirent aux forces britanniques dans le sud de l’Autriche, et qui furent ensuite livrés aux autorités communistes yougoslaves. Le nombre de captifs croates qui périrent après 1945 dans la Yougoslavie communiste demeure un sujet chargé d’émotion en Croatie, avec d’importantes implications pour la politique intérieure et étrangère du pays.
4. Anton Scherer, Manfred Straka, Kratka povijest podunavskih Nijemaca/ Abriss zur Geschichte der Donauschwaben (Graz: Leopold Stocker Verlag/ Zagreb: Pan Liber, 1999), esp. p. 131; Georg Wildmann, Genocide of the Ethnic Germans in Yugoslavia 1944-1948 (Santa Ana, Calif.: Danube Swabian Association of the USA, 2001), p. 31.
5. A. Scherer, M. Straka, Kratka povijest podunavskih Nijemaca/ Abriss zur Geschichte der Donauschwaben (1999), pp. 132-140.
6. Georg Wildmann, Verbrechen an den Deutschen in Jugoslawien, 1944-48 (Munich: Donauschwäbische Kulturstiftung, 1998), esp. pp. 312-313. a servi de base au livre en langue anglaise : Georg Wildmann, Genocide of the Ethnic Germans in Yugoslavia 1944-1948 ( Santa Ana, Calif.: Danube Swabian Association of the USA, 2001).
7. G. Wildmann, Verbrechen an den Deutschen in Jugoslawien, 1944-48, p. 274.
8. Wendelin Gruber, In the Claws of the Red Dragon: Ten Years Under Tito’s Heel (Toronto: St. Michaelswerk, 1988). Traduit de l’allemand en anglais Frank Schmidt.
En 1993, le père Gruber souffrant exile au Paraguay revint en Croatie pour passer ses dernières années dans un monastère jésuite à Zagreb. Je parlai avec lui peu avant sa mort le 14 août 2002, à l’âge de 89 ans.
9. Stéphane Courtois, The Black Book of Communism: Crimes, Terror, Repression (Cambridge: Harvard Univ. Press, 1999).
10. G. Wildmann, Verbrechen an den Deutschen in Jugoslawien , p. 22.
11. Armin Preuss, Prinz Eugen: Der edle Ritter (Berlin: Grundlagen Verlag, 1996).
12. Otto Kumm, Geschichte der 7. SS-Freiwilligen Gebirgs-Division “Prinz Eugen” (Coburg: Nation Europa, 1995).
13. Roland Kaltenegger, Titos Kriegsgefangene: Folterlager, Hungermärsche und Schauprozesse (Graz : Leopold Stocker Verlag, 2001).
14. Alfred-Maurice de Zayas, Nemesis at Potsdam: The Expulsion of the Germans From the East. (Lincoln: Univ. of Nebraska, 1989 [3rd rev. ed.]); Alfred-Maurice de Zayas, The German Expellees: Victims in War and Peace (New York: St. Martin’s Press, 1993); Alfred-Maurice de Zayas, A Terrible Revenge: The “Ethnic Cleansing” of the East European Germans, 1944-1950 (New York: St. Martin’s Press, 1994); Ralph F. Keeling, Gruesome Harvest: The Allies’ Postwar War Against the German People (Institute for Historical Review, 1992).
15. Tomislav Sunic, Titoism and Dissidence: Studies in the History and Dissolution of Communist Yugoslavia (Frankfurt, New York: Peter Lang, 1995)
Tomislav Sunic est détenteur d’un doctorat en sciences politiques de l’Université de Californie, Santa Barbara. Il est écrivain, traducteur et ancien professeur de sciences politiques aux USA. Tom Sunic vit actuellement avec sa famille en Croatie. Une interview de lui, « Reexamining Assumptions », a paru dans le numéro de mars-avril 2002 du Journal of Historical Review. Son livre le plus récent est Homo americanus: Child of the Postmodern Age (2007), qui peut être obtenu via Amazon books. Pour plus d’autres articles de lui, voir son site. doctorsunic.netfirms.com
Cet article est une adaptation du discours du Dr. Sunic le 22 juin 2002, à la 14ème Conférence de l’IHR, à Irvine en Californie.
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Étant donné les millions d’allemands tués par les juifs après la fin de cette guerre (les millions d’allemands et civils et soldats-membres des armées qui s’étaient rendues, tous tués par les juifs par pure vengeance après la fin de la guerre), comment se fait-il que l’Allemagne doit des réparations de guerre aux juifs? Comment ça se fait qu’elle les devait du tout (encore moins, qu’elle les doit aujourd’hui toujours, deux générations après la fin de la guerre, ainsi que pour l’avenir, aussi loin que l’on puisse voir)? C’est-à-dire, comment ça se fait que les millions d’allemands tués systématiquement par les juifs entre 1945 et la fin des années ‘50 (la pleine frénésie de vengeance juive meurtrière et génocidale s’étant déchaînée pendant les trois premières années après la capitulation) n’égalise pas les « millions de juifs » soi-disant « tués systématiquement par les National Socialistes entre ‘42 et ‘45 »? Je veux dire ceci: personne dans les authorités sérieux ne cite encore le chiffre de six million, mais — pour ceux qui accepte l’histoire de chambres-a-gaz, etc. — des chiffres variant entre quelques 3,5 et 5 millions de juifs mis à mort par les allemands. (La vérité, c’est qu’il n’y a eu ni chambres-à-gaz ni tuerie systématique de juifs, mais que les événements dures de guerre, les crimes de certains Einsatzgruppen renégats en Union Soviétique envahie/occupée, et le sort des juifs emprisonés dans les camps de concentration souvent morts de typhus ou de faim hors de contrôle des allemands, ont fait qu’entre environ 350.000 et à peu près 1,5 million juifs sont morts à cause de la guerre.) Puisque le nombre d’allemands tués systématiquement par les juifs après la guerre remonte à quelques quatre millions, civils et soldats-prisoniers les deux, ça compense les entre 3,5 et 5 millions de juifs tués (soi-disant) par les allemands, non? Alors, l’obligation de la part des allemands de payer des réparations aux juifs provient d’où, puisque la dette est payée (depuis longtemps — dès les trois ou quatre premières années après la guerre, en fait)? Ou est-ce que je me trompe? Qu’est-ce que je ne vois pas ici?
Remarque que ça fait deux fois que les Anglo-Saxons ont menti aux allemands pour les faire cesser les hostilités de guerre: en ‘18 ils leur ont promis une paix fondée sur la « national self-determination » et en ‘45 une paix où la traitement décente envers les soldats et civils allait être assurée. Les deux fois les allemands on reçu le contraire de ce qu’on leur avait promis.
Comment by Fred Scrooby — March 11, 2008 #
(plutôt, à la fin: « … le traitement décent envers les soldats et civils allait être assuré. Les deux fois les allemands ont reçu … »)
Comment by Fred Scrooby — March 11, 2008 #
Bien sûr, la police-des-pensées juive empêche une situation d’enquête académique normale, à savoir une situation où les savants ont la possibilité de discuter entre eux, honnêtement et sans préjugés, les faits, pour arriver à un chiffre fiable du nombre de morts juifs et des causes. Au contraire, toute enquête franche sur ces questions attire une surveillance hostile, aggressive, et hautement rancunière de la part des « forces d’ordre académique » juives qui a comme effet de faire taire n’importe quelle voix qui ose dévier le moindre petit peu de la ligne officielle établie par des specimens de la force « morale » d’Elie Wiesel et des organisations dont la réputation pour « l’honnêteté » est de l’envergure de celle du Centre Simon Wiesenthal. Le résultat en est que personne ne se dispose de chiffres généralement acceptés comme définitifs pour mener des arguments en la matière, ce qui est exactement ce que désirent les juifs évidemment, puisque comme ça rien ne peut aller à l’encontre de leur propagande — du moins, d’après leur façon de voir la chose.
Comment by Fred Scrooby — March 11, 2008 #