Autocensure sur Radio Courtoisie (Paris)

Autocensure sur Radio Courtoisie (Paris)

Les Français sont obligés de suivre l’état de la liberté d’expression
comme les cours de bourse, au jour le jour. Il y a bien entendu les limites
connues, infiltrées dans le code pénal, notamment par la fameuse loi
Fabius-Gayssot — qui n’est pas la première, il y avait la loi Pleven avant
—, liberté constamment fignolée, avec le temps, à la baisse naturellement.
Il y a ensuite les interprétations des magistrats, dont certaines folles
(ainsi dans le procès dit “de l’université Marc Bloch”, le fax du
procureur de la République de Strasbourg a été considéré comme un lieu
public pour pouvoir appliquer la loi Fabius-Gayssot et traiter un fax comme
fait de mass media, comme une émission de Radio Courtoisie, par exemple). En
prenant comme référence les lois et la jurisprudence, les citoyens prennent
encore une marge se sécurité supplémentaire, ce qui fait qu’on peut dire
que sur certains sujets, il n’y a plus de liberté du tout pour les trois
quarts, ou quatre cinquièmes, voire neuf dixième des Français. Une situation
ayant une seule et unique cause (il y a encore une petite cause secondaire que
sont les anciens résistants qui interdisent de dire que les victimes de
l’église d’Oradour sont mortes déchiquetées par une explosion ayant eu
lieu dans le clocher et non pas d’un bûcher approvisionnés par les soldats
de la division Das Reich).

Mais la cause des vrais et des faux résistants s’éteindra avec les derniers
vrais et faux témoins, car les résistants ne lèguent pas à leur descendant
un capital productif d’intérêts à perpétuité qu’il faut entretenir.
Rappelons que la restriction de la liberté d’expression ne porte pas
seulement sur des faits du passé, mais aussi sur des faits présents, comme la
magouille qui a permis que le conseil d’aministration de l’université des
sciences humaines de Strasbourg eût été appelé à voter pour “enfin
donner un nom à cette université” (propos du président de cette
université, Daniel Payot, philosophe de l’art), à voter sur un seul nom,
Marc Bloch, les autres propositions s’étant retirées sous la menace, contre
les proposants, d’être traités d’antisémites.

Et de plus en plus toute critique de l’Etat israéliens génocidant le peuple
palestinien risque de tomber sous ces lois liberticides; ou alors sous le coup
des lois contre le terrorisme.

Les luttes contre la liberté d’expression sont donc loin d’être
terminées, et loin de se cantonner seulement à des faits, ou des non faits,
historiques.
ms

Une bonne illustration de cet état des choses est fournie par l’arrêt
brutal d’une émission de Radio Courtoisie, mercredi le 9 avril 2008.
ms

P.S. On remarquera dans la transcription du dialogue émis par radio
Courtoisie, une citation de l’Evangile chrétien, précédant son
application. Un emploi qui se distingue de l’emploi réduit qui en est fait
par les clergés professionnels (les mots-clefs de l’emploi réduit sont
péché originel, sacrifice du fils de dieu et vie éternelle; pas grand-chose
donc pour la vie quotidienne, ce qui explique la vacuité croissante, quasi
terminale, des lieux de travail des clergés).

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