Une bulle chez Wanadoo? Et Jean-Marie Le Pen nie tout désaveu de la part des cadres du FN

Pour une raison que nous ne nous expliquons pas, un très grand nombre de correspondants hébergés chez Wanadoo n’ont pas pu recevoir le si important message que nous avons diffusé le 29 avril aux alentours de 21h 20 (mais non les suivants, qui leur sont parvenus normalement!). On voudra donc bien nous excuser la répétition de cet envoi: il nous est impossible, en effet, de cibler ce message uniquement sur les correspondants hébergés chez Wanadoo (peut-être de plus compétents que nous sauraient-ils le faire…). Nous recopions donc ci-après le message que nous avions diffusé sous le titre: “Martin Peltier: La stratégie de l’invitation du Pr Faurisson”.

Ci-après les réflexions de Martin Peltier faisant suite à son éviction de la
station Radio Courtoisie où, le 9 avril, il avait invité le professeur
Faurisson pour parler des persécutions infligées dans le monde aux
révisionnistes (voy. n/mesage du 11/4/08 intitulé “Une émission
révisionniste censurée”). Nous ne pouvons résister à l’envie de souligner
les 2 dernières phrases, 2 phrases capitales, de ce texte:
“… la soumission et la finasserie, qui paraissent subtiles et
responsables, ne sont aujourd¹hui que des illusions mortelles, en raison du
moment historique où nous nous situons. La stratégie du sacrifice est la
seule raisonnable.”

Les correspondants qui le souhaiteront pourront nous réclamer la version
Word de ce texte, plus élégante et plus facile à diffuser…


Jeanne d¹Arc et Iéna
Quel réalisme pour aujourd¹hui?
29 avril 2008

Il y a quinze jours, j¹invitais le professeur Faurisson sur Radio
Courtoisie. Je fus censuré en direct et viré. Un ami (vrai) a soupiré:
- “Quand tu vois un mur, il faut décidément que tu fonces dedans!”
Je lui ai raconté que, ma tête ayant rencontré par inadvertance, naguère,
une cheminée de pierre, celle-ci avait cassé. Il a répondu:
- “Ça n¹arrive pas tous les jours.”
Je le sentais retenir, par amitié, les innombrables reproches qu¹appelait
mon cas: entêtement, aveuglement, irresponsabilité n¹étaient que les plus
criantes de mes sottises. Je suis un peu responsable de cette façon de voir:
quand on m’a coupé l¹antenne, je suis parti avec le sourire, pour ne pas
diviser ma famille politique. Ce silence a été mal interprété. On y a vu la
gentillesse d¹un benêt ou la résignation d¹un honteux. C¹est une erreur.
J¹ai ravalé ma colère mais ce n¹était pas l¹aveu d¹une faute. Au contraire,
je suis convaincu que ce fut une bonne chose d¹inviter Faurisson, et je vais
le montrer.
Appliquons d¹abord à aujourd¹hui une citation célèbre: “Lorsqu¹ils sont
venus chercher Faurisson, je n¹ai pas bougé…” Les excès de la prudence ne
nous soustrairont pas à la vindicte du totalitarisme et nous soumettront un
jour aux reproches de notre conscience. Ce rappel moral fait, ne nous
préoccupons plus que de politique, concrète et réaliste: l¹invitation de
Faurisson entre dans la meilleure stratégie possible aujourd¹hui.
On a parlé de mur, parlons donc de murs, puisqu¹il y a des murs et qu¹il
faut bien en faire quelque chose.
Prenons un premier cas: le mur de l¹Atlantique. Si vous disposez des
forces conjointes de l¹Amérique et de l¹Angleterre, vous débarquez le 6 juin
1944 et l¹on n¹en parle plus.
Examinons maintenant les murs de Jéricho. Chacun fera la lecture qui lui
convient de la Bible, mais ce qu¹elle dit, dans tous les cas, c¹est que
Jéricho est tombée et qu¹elle est tombée d¹une manière inhabituelle, alors
que le rapport de forces apparent ne le laissait pas prévoir. Il est tout
aussi clair que la ville serait restée intacte derrière ses remparts si
Josué, découragé, s¹était arrêté au quatrième ou au cinquième tour. Ce n¹est
qu¹au sixième tour que les murailles se sont effondrées devant les
trompettes sacrées. Quels enseignements en tirer? Ceux-ci: lorsque, à vue
humaine, le rapport des forces ne permet pas de solution satisfaisante, il
convient d¹utiliser des moyens qui sortent de l¹ordinaire, et de persister
avec détermination dans cette voie, quelle qu¹en soit l¹apparente absurdité.
Revenons à nos moutons, à Radio Courtoisie.
On me dit: la loi, la jurisprudence, les associations, les lobbies, la
manipulation des esprits, les médias, la veulerie et les intérêts des hommes
politiques font que parler de certaines choses ne sert à rien et met en
danger le peu d¹espace d¹information qui nous reste. Il ne faut donc pas,
pour une cause secondaire, d¹ailleurs jugée d¹avance, sacrifier l¹une des
rares armes qui nous permettent de défendre d¹autres causes. Aussi limités
que soient les moyens de Courtoisie, elle est utile à la France. Il faut
donc la conserver à tout prix. Sacrifier des dizaines de journalistes
bénévoles, souvent talentueux et courageux, leurs invités, non moins
courageux, le réseau d¹amis et d¹informateurs tissé dans les médias,
l¹édition, toutes les branches de la société, et même parmi les hommes
politiques, sacrifier des dizaines de milliers d¹auditeurs, sacrifier tout
cela sur l¹autel du révisionnisme, n¹aurait pas de sens.
J¹entends ce message, et je ne puis m¹empêcher d¹en sourire. C¹est vrai,
il se trouve à Radio Courtoisie de vrais talents et de vrais caractères.
Mais, puisque l¹on parle politique, responsabilité, stratégie et rapport de
forces, qu¹y a-t-il derrière Courtoisie? Jean Tibéri? Marine et Louis Aliot?
Dupont Aignan, Catherine Mégret, les frères et s¦urs de Philippe de
Villiers? Qui d¹autre? Qu¹est-ce que cela “pèse”? Combien de divisions?
Avons-nous de quoi monter une opération Overlord? Non. En américain, on
dirait que c¹est “peanuts”. Même pas un bretzel liquide.
Alors, il ne reste de réaliste que la solution Jéricho. Nous ne comptons
que par l¹esprit, et seule une stratégie de l¹esprit peut être efficace.
Il faut comprendre cela. Les notions mêmes de réalisme et de
responsabilité dépendent de la situation historique où l¹on se trouve.
Peut-être, quand le Front national rassemblait entre 15 et 20 pour cent des
électeurs, qu¹il était bien encadré et qu¹il y avait sur sa gauche une
grosse réserve de voix et d¹alliés potentiels, avant, d¹ailleurs, que les
prétoires et les médias ne soient complètement colonisés, avant qu¹il faille
plus des deux mains pour compter les millions d¹immigrés, peut-être
pouvait-on entretenir l¹espoir, ou l¹illusion, d¹une politique classique des
rapports de forces. Ce n¹est plus qu¹un rêve aujourd¹hui, et s¹y accrocher
serait un signe de débilité mentale. La seule politique réaliste est de
tenter une révolution spirituelle.
Retournons-nous vers l¹histoire pour établir encore mieux cette évidence.
Que faire, quand on est vaincu par l¹envahisseur, pour survivre et
préparer la revanche? Il y a, ce me semble, deux cas de figure radicalement
différents.
­ Le roi de Prusse après Iéna put collaborer avec Napoléon, le maréchal
Pétain put finasser avec Hitler, parce que l¹un et l¹autre espéraient
raisonnablement qu¹en fin de compte leur vainqueur provisoire serait soumis
à des forces supérieures aux siennes. L¹Angleterre avide d¹hégémonie saurait
rallier à elle une Russie et une Autriche que la Révolution française
révulsait. Le monde juif, que la révolution allemande épouvantait, saurait
maintenir ensemble les ploutocraties anglo-saxonnes et la tyrannie
soviétique, il suffisait de garder la Manche quelques mois. Dans le cas du
Maréchal et du roi de Prusse, une politique de ménagement, une collaboration
plus ou moins active se comprend donc, en attendant, en préparant le
retournement de marée.
­ Mais prenons maintenant le cas de Jeanne d¹Arc. Là, si on regarde le
rapport des forces, l¹affaire est entendue. Il ne reste au dauphin Charles
qu¹un mouchoir de poche et quelques villes pas très fortes, avec des troupes
médiocres, lasses et mal payées. La puissante Bourgogne, l¹Angleterre,
l¹université de Paris, et la légalité du traité de Troyes sont contre lui. A
terme, il n¹a strictement rien à espérer, c¹est plié. Et c¹est pourquoi la
stratégie de Jeanne d¹Arc est nette et sans bavure: à la vérité, il n¹y en a
pas d¹autre possible. Elle n¹a pour elle, elle n¹a pour Charles VII, que
leur double légitimité: celle que la coutume du royaume donne au dauphin et
celle dont Dieu a marqué sa mission de pucelle. Ce sont les seules forces
qui puissent contrebalancer les puissances du monde, qui puissent inverser
le rapport des forces. Si cette double légitimité est une foutaise, alors
c¹est terminé, et Jeanne d¹Arc, et Charles VII, et la France que nous
connaissons n¹ont plus qu¹à disparaître. Pourtant, finalement, ce sont les
Anglais et leur bastringue qui finiront par aller se rhabiller. Cela me
surprend toujours, et n¹en finit pas de me rassurer.
Transposons à aujourd¹hui. Il ne s¹agit pas de sacrifier Radio Courtoisie
sur l¹autel du révisionnisme: ni l¹un ni l¹autre ne sont ici primordiaux.
Radio Courtoisie n¹est qu¹un pion parmi d¹autres sur l¹échiquier de la
France libre, et il n¹est même pas question de défendre les révisionnistes.
Il est question de juger la situation politique et historique où se trouve
la France. Sommes-nous en 1429 ou en 1940? La réponse est facile. Nous
n¹avons aucune des immenses réserves qui justifiaient l¹Appel du dix-huit
juin et la politique de Vichy. Nous sommes même sensiblement plus atteints
que ne l¹étaient le roi de Bourges et ses sujets. Notre identité et notre
souveraineté prennent l¹eau. Nous n¹avons donc d¹autre stratégie possible
que celle de Jeanne d¹Arc. Le rapport de forces entre nous et d¹éventuels
alliés d¹une part, l¹occupant de l¹autre, est du zéro à l¹infini. Tout
ménagement, tout calcul, toute alliance, toute collaboration, tout
échafaudage tactique sont donc hors de portée, hors de propos, ils
appartiennent à un monde plus virtuel que celui des jeux vidéos. Notre seul
espoir est spirituel, notre seule force est la légitimité de notre cause.
Or, de quoi s¹agit-il, avec Faurisson? De chambres à gaz? Pas du tout. Il
s¹agit qu¹en ne dénonçant pas la façon dont le système le traite, nous
acceptons d¹être les esclaves de ce système, et ses complices. Nous bafouons
avec lui le droit, la liberté, la vérité, la justice. Et nous nous
prosternons devant le socle sur lequel se dresse l¹idole dominatrice qui
nous dévore. Nous piétinons donc notre propre cause, nous renonçons à notre
légitimité, nous réduisons à rien notre force, nous brisons à jamais l¹épée
spirituelle, l¹espoir que nous portons. A persister dans cette erreur, non
seulement nous nous déshonorerions mais nous nous suiciderions par-dessus le
marché.
Alors, je ne dis pas que donner de la tête dans le mur soit une stratégie
bien agréable, ni bien délurée; je ne sais pas du tout ce qu¹elle va
produire, je constate seulement qu¹il n¹y en a pas d¹autre. Je ne me fais
pas d¹illusions. Sans doute joins-je l¹inutile au désagréable et ne suis-je
qu¹un tout petit crachat dans l¹océan, une goutte dérisoire. N¹importe, je
fais ce que je dois. J¹espère que le Ciel nous aidera, faute de quoi nous
passerions aux poubelles de l¹histoire, comme c¹est tranquillement
programmé. Du moins aurons-nous fait ce qu¹il fallait et gardé intacte la
possibilité d¹une victoire. A l¹inverse, la soumission et la finasserie, qui
paraissent subtiles et responsables, ne sont aujourd¹hui que des illusions
mortelles, en raison du moment historique où nous nous situons. La stratégie
du sacrifice est la seule raisonnable.
Martin PELTIER

Voici une dépêche Reuters de ce jour, mercredi 30 avril 2008, sur la
prétendue provocation de Jean-Marie Le Pen :


Jean-Marie Le Pen nie tout désaveu de la part des cadres du FN

PARIS (Reuters) - Jean-Marie Le Pen nie tout désaveu de la part des cadres
de son propre parti pour ses nouveaux propos sur les chambres à gaz et
menacé le numéro 3 du FN, Louis Aliot, d’un rappel à l’ordre.
Sous la menace de nouvelles poursuites judiciaires, le président du Front
national a également dénoncé une forme “d’inquisition” s’appuyant sur des
“dogmes politiques ou historiques” comme autrefois les “dogmes religieux.”
“Je crois que j’ai la confiance de l’immense majorité des cadres, à
l’exception peut-être d’un certain nombre de gens frileux ou directement
concernés par ce problème”, a dit Jean-Marie Le Pen sur France inter.
Prié de dire s’il visait Louis Aliot, le dirigeant d’extrême droite a
répondu: “sans doute puisqu’il est le seul à ma connaissance à avoir exprimé
une position un peu divergente.”
Dans une tribune sur le site internet du parti, le secrétaire général,
Louis Aliot, a souligné que les déclarations du président du FN “n’engagent
pas le Front national.”
En outre, Marine Le Pen, vice-présidente, a également pris ses distances
avec les propos tenus par son père à quelques jours du traditionnel défilé
du 1er mai des partisans du FN.
“Elle a répété ce qu’elle disait toujours”, a estimé Jean-Marie Le Pen en
s’efforçant de minimiser les divergences avec sa fille.
Prié de dire s’il envisageait des sanctions contre Louis Aliot, le
président du FN a précisé qu’il y aurait un débat au bureau politique “pour
rappeler à M. Aliot que ce n’est pas lui qui donne la ligne du Front
national.”
Le dirigeant frontiste a insisté sur le fait qu’il s’agissait, selon lui,
d’une démarche individuelle.
“Nous sommes un certain nombre de responsables, de cadres, de militants
et d’adhérents à ne pas porter sur les événements de la Seconde Guerre
mondiale le même regard que porte Jean-Marie Le Pen”, écrivait Louis Aliot.
Sur le fond, Jean-Marie Le Pen n’a pas contesté ses propos tout en
rappelant avoir envoyé une lettre recommandée au mensuel “Bretons” pour
l’enjoindre de ne pas publier l’entretien sous des motifs, selon lui,
divers.
“Pour moi cette interview n’existe pas, elle a été publiée contre ma
volonté et ce sont les gens qui l’ont fait qui doivent en supporter la
responsabilité”, a-t-il dit.
Peu présent dans les médias depuis ses revers électoraux, Jean-Marie Le
Pen, qui aura 80 ans le 20 juin, est soupçonné par certaines associations
d’avoir réitéré dans le magazine “Bretons” ses propos sur les chambres à
gaz, “détail” de l’Histoire, pour faire parler de lui.
Le parquet de Paris a fait savoir qu’il étudiait la possibilité de
poursuivre sur le plan pénal le président du Front national, déjà condamné à
183.200 euros d’amende pour ses premières déclarations sur le sujet en 1987.
Gérard Bon

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