Un an ferme pour V. Reynouard et S. Verbeke!

Comme annoncé dans n/message du 16 mai intitulé “Compte rendu du procès Reynouard-Verbeke”, aujourd’hui était rendue la décision des juges du tribunal de Bruxelles qui avaient jugé, le 15 mai, les deux révisionnistes Vincent Reynouard, présent à l’audience, et Siegfried Verbeke, absent. En attendant le communiqué que ne manquera pas de faire Vincent Reynouard, voici une dépêche relevée sur le site Le Vif/L’Express : suivie de l’article paru ce jour, 19 juin, en page 8 du quotidien belge “Le Soir”.

Négationnisme: un an de prison pour Verbeke et Reynouard
Le Vif/L’Express, 19/06/2008

Le tribunal correctionnel de Bruxelles a condamné, jeudi après-midi,
Siegfried Verbeke et le Français Vincent Reynouard à un an de prison ferme
pour négationnisme.
Les deux hommes avaient diffusé des brochures, des dépliants et des
pamphlets dans lesquels ils minimisaient l’ampleur, voire l’existence même
de l’Holocauste. Les prévenus ont déjà été condamnés antérieurement pour des
faits similaires. Ils écopent en outre d’une amende de quelque 25.000 euros.
Le tribunal a ordonné leur arrestation immédiate. (NLE)

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Justice. Ils niaient dans une brochure les chambres à gaz
Deux négationnistes jugés
“Le Soir”, 19/06/08, p. 8

Le tribunal correctionnel de Bruxelles prononce aujourd’hui son jugement
dans un dossier mettant en cause Vincent Reynouard et Siegfried Verbeke,
deux négationnistes qui persistent et signent dans leurs écrits. Néonazis
ils sont, néonazis ils resteront: telle est, en d’autres mots, la ligne de
défense de Reynouard, 38 ans. Verbeke, connu comme nostalgique des années
noires depuis une trentaine d’années, a fait choix de ne pas se déplacer.
Déjà condamné dans le passé, il ne peut plus bénéficier du moindre sursis.
Au coeur du débat: de nouveaux écrits du tandem, dans une brochure de 12
pages largement diffusée sur Bruxelles notamment, en 2003. La brochure
prétend démontrer que les chambres à gaz n’ont pas existé dans les camps de
concentration nazis. Les destinataires du document ont probablement été
tirés au hasard dans l’annuaire téléphonique: des particuliers et des
associations démocratiques l’ont reçu et ont saisi le Centre pour l’égalité
des chances et la lutte contre le racisme. Le Centre avait déposé plainte
avec constitution de partie civile et donc initié les poursuites.
Chercher un fil conducteur entre l’engagement des authentiques serviteurs
de l’Ordre nouveau pendant la Seconde Guerre et les activités des militants
néonazis actuels relève de l’amalgame, pensent d’aucuns. Cette analyse donne
pourtant vigueur au débat politique porté aujourd’hui devant l’institution
judiciaire. Parce que Reynouard n’a trouvé d’exil qu’en Belgique,
particulièrement dans des cercles collaborateurs anversois, pour fuir ses
condamnations dans son pays natal, la France, où il militait notamment pour
le Parti national français et européen (PNFE), formation de combat,
paramilitaire et ouvertement hitlérienne.
En mai, Reynouard, qui créa “Vision historique objective” (VHO), pendant
francophone de “Vrij historisch onderzoek”, a tenu un langage sans ambiguïté
devant le tribunal, où il se défendait seul. Il reconnaît être l’auteur de
la brochure, il en assume la responsabilité morale mais rejette la
responsabilité de la diffusion de ses écrits à Verbeke, l’éditeur
responsable de la brochure: celui qui fréquente assidûment des milieux
intégristes catholiques jadis proches du Front de la jeunesse précise que,
pour négationniste qu’il est, il n’admet pas d’être pris pour un raciste et,
pire, pour un antisémite.
La substitute du procureur du roi, Sylvie Verstraete, a requis un an de
prison ferme contre chaque prévenu.
JEAN-PIERRE DE STAERCKE

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