Le 18 juin dernier M. Bruno Gollnisch, député européen que nos correspondants connaissent bien, avait, à la suite du refus d’honorariat signifié à Maître Eric Delcroix (voy. n/messages des 21/3, 21/4 et 5/7/08), déposé une “Déclaration écrite” au Parlement européen pour dénoncer l’intolérable police de la pensée. Voici cette déclaration écrite dans sa forme officielle (250 mots maximum).
DECLARATION ECRITE
déposée conformément à l’article 116 du règlement
par Bruno Gollnisch
sur la liberté d’expression
Le Parlement européen,
Vu les articles:
- 116 de son règlement,
- 10 de la Convention Européenne des Droits de l’Homme,
A- Considérant que l’Ordre des Avocats de Paris a refusé l’honorariat à
Maître Eric Delcroix, au motif d’une ancienne et inique condamnation
consécutive à sa publication d’une défense de la liberté d’expression en
histoire;
B- Considérant le juste rapport de l’ancien bâtonnier, Maître Henri Ader, en
1998: “Le Conseil de l’Ordre ne doit pas prononcer de sanction dans cette
affaire où le principe de la liberté d’expression est en jeu.”
1. Dénonce l’intolérable police de la pensée, aujourd’hui premier facteur du
doute croissant portant sur les affirmations “officielles”, quoique
changeantes, relatives à l’Histoire contemporaine;
2. Déplore que certains magistrats fassent de ces textes pénaux une
application extensive contraire à tous les principes, sur dénonciation
d’associations partisanes persécutrices et stipendiées;
3. Considère qu’en avalisant ces dérives, les avocats du Conseil de l’Ordre
de Paris ont par leur mesquine décision: manqué à la confraternité, violé
les traditions du Barreau, trahi leur mission de défense des libertés;
4. Demande l’abolition des lois liberticides en Europe, et notamment des
lois françaises Pleven, Gayssot et Perben ;
5. Exige: l’arrêt des poursuites, l’amnistie des condamnations pénales,
civiles, disciplinaires, et leur intégrale réparation;
6. Adresse la présente déclaration au Conseil et à la Commission, à Mme
Rachida Dati, Garde des Sceaux, et à M. le Bâtonnier de l’Ordre des avocats
de Paris.
C’est le 11 août que parvenait la réponse négative du président du Parlement
européen: la déclaration écrite en question est “irrecevable” parce que “la
première phrase du premier paragraphe de l’article 116 prévoit que tout
député peut déposer une déclaration écrite ‘PORTANT SUR UN SUJET QUI ENTRE
DANS LE CADRE DES ACTIVITES DES COMMUNAUTES EUROPEENNES’. Or, le sujet de
votre déclaration concerne une question strictement interne à un Etat membre
de l’Union.”
M. Gollnisch ne compte pas en rester là: Un recours a été déposé, une
procédure est envisagée.
Comme nous l’écrivionss récemment (n/message du 1/9/08 intitulé “B.
Gollnisch saisit le Parlement européen sur les lois liberticides”), B.
Gollnisch ne s’est pas laissé intimider devant le refus du président du
Parlement européen. Il a, le 3 septembre 2008, fait une intervention en
plénière à Bruxelles sous la forme d’une “Déclaration écrite”, fondée,
cette fois, sur l’article 142 du règlement (et non 116 comme pour sa
précédente déclaration), qui sera intégrée aux débats relatifs au rapport -
véritable pensum totalitaire - remis par une dame Hélène Flautre, député
Vert français.
Voici donc la déclaration de M. Gollnisch:
Bruxelles, le 3 septembre 2008
Déclaration écrite de Bruno GOLLNISCH
sur le rapport de Mme Flautre
Evaluation des sanctions communautaires prévues dans le cadre des actions et
politiques de l’UE dans le domaine des droits de l’homme
Jouant à l’ONU, le Parlement européen prétend établir le règne des droits de
l’homme partout dans le monde. Il ferait mieux de balayer devant sa porte.
En France, en Belgique, en Allemagne, en Autriche, des milliers de
citoyens, y compris des universitaires, des publicistes, des élus mandatés
par leurs compatriotes sont poursuivis, condamnés, ruinés, privés de leur
emploi, emprisonnés, accusés de racisme pour avoir critiqué l’immigration,
de xénophobie pour avoir défendu la légitime préférence nationale, de
négationnisme pour avoir critiqué les “vérités officielles” mais changeantes
de l’histoire contemporaine, d’homophobie pour avoir exprimé une légitime
préférence pour la famille naturelle, la seule à même de transmettre la vie.
Ces persécutions politico-judiciaires s’étendent même aux avocats. En
Allemagne, Me Sylvia Stolz est arrêtée pour avoir défendu à la barre du
tribunal les positions de son client. En France, le Conseil de l’Ordre des
avocats de Paris, refusant l’honorariat à l’avocat en retraite Eric Delcroix
au lieu de prendre sa défense, se déshonore lui-même.
Des magistrats comme Estoup à Versailles, Schir à Lyon, Cotte à Paris
rivalisent pour faire de ces lois arbitraires des applications extensives au
mépris de tous les principes protecteurs des libertés. Mais surtout,
plusieurs responsables de ces législations liberticides siègent ici-même.
C’est à eux d’abord que devrait s’adresser notre indignation.

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